Les Martin
Sept générations d'une même famille
1849 — 2026
Pour Léa et Hugo, afin qu'ils sachent d'où ils viennent.
Et pour Mamie Monique, qui a tout raconté à temps.
Livre exemple · Les Martin
Commencer mon livreSept générations d'une même famille
1849 — 2026
Sept générations d'une même famille
1849 — 2026
Pour Léa et Hugo, afin qu'ils sachent d'où ils viennent.
Et pour Mamie Monique, qui a tout raconté à temps.
La lignée directe, d'Yves Martin, pêcheur à Douarnenez, jusqu'à Léa et Hugo. L'arbre de la famille compte encore soixante personnes : frères, sœurs, leurs conjoints et leurs enfants.
3La famille et les dessins de cet exemple ont été imaginés pour la démonstration.
4Du port de Douarnenez aux tranchées de Verdun, des usines de Billancourt à Lyon, puis retour vers l'Atlantique, à Nantes.
Chapitre I · Les origines
« La mer ne prête rien, elle rend parfois. »7
Yves Martin, 1849–1912
Le premier Martin dont on connaît le nom, Yves, pêchait la sardine à Douarnenez. Il partait avant l'aube sur une chaloupe à deux mâts et rentrait le soir, quand les femmes attendaient sur le quai pour porter le poisson aux conserveries. Sa femme Marie y travaillait douze heures par jour. On a gardé d'Yves un couteau à manche de corne et une phrase que tout le monde répète encore à table.
8Chapitre II · Les années dures
❦
9Jean et Anne Martin, 1916
Jean est parti en 1914 avec tous les hommes du port. Il écrivait à Anne chaque semaine, de petites lettres au crayon où il ne parlait jamais de la guerre, seulement de la mer et des enfants. La dernière est datée du 2 mars 1916, près de Verdun. Il y demandait si le petit Louis avait appris à nager. Anne a gardé cette lettre toute sa vie dans son missel, et elle est maintenant chez nous, dans une boîte en fer.
10Chapitre III · Le départ
❦
11Louis Martin, 1905–1978
À vingt ans, Louis a quitté la Bretagne pour Paris, où les usines automobiles cherchaient des bras. Il est entré à Billancourt et a passé trente ans sur la chaîne. Le dimanche, il allait danser au bord de la Marne, et c'est là qu'il a rencontré Jeanne, une couturière de Belleville qui se moquait de son accent. Ils se sont mariés en 1931 et ont vécu toute leur vie dans le même deux-pièces.
12Chapitre IV · Le bonheur
« Quinze jours, et on se croyait riches. »13
Louis et Jeanne Martin, 1936
En 1936, pour la première fois, l'usine a donné quinze jours de congés payés. Louis et Jeanne ont pris le train pour la mer avec un tandem acheté à crédit. Jeanne n'avait jamais vu l'océan. Ils ont dormi dans une grange et mangé des sardines grillées tous les soirs. Louis disait que, pour un Breton, c'était bien la peine de venir à Paris pour retourner voir la mer.
14Chapitre V · La guerre
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15Pierre Martin, 1934–2011
Pierre avait dix ans en août 1944. Pendant une semaine, sa mère lui avait interdit de sortir. Le jour où les cloches ont sonné dans tout Paris, il s'est échappé par la fenêtre et a couru jusqu'à l'Hôtel de Ville avec ses copains. Un soldat lui a donné une tablette de chocolat. Il a raconté cette histoire à chaque Noël, et le chocolat grandissait d'une année sur l'autre.
16Chapitre VI · L'amour
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17Pierre et Monique Martin, 1962
Devenu ingénieur, Pierre a été envoyé à Lyon pour construire des barrages sur le Rhône. Monique, une Lyonnaise, lui a fait découvrir les traboules, ces passages secrets entre les immeubles du Vieux-Lyon. Il se perdait à chaque fois, et elle disait qu'elle l'avait épousé pour qu'il arrête de lui demander son chemin. Ils ont eu trois enfants et un vélo Solex pour toute la famille.
18Chapitre VII · La fête
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19Philippe et Nadia Martin, 1998
Philippe et Nadia se sont rencontrés à la fac de Lyon : lui faisait de la chimie, elle du droit, et leurs parents ne se connaissaient pas encore. Le soir de la finale de 1998, ils étaient sur la place Bellecour avec le petit Julien sur les épaules. Nadia dit que c'est la seule fois où les deux familles ont chanté ensemble la même chanson, chacune avec un accent différent.
Chapitre VIII · La génération suivante
❦
21Julien Martin, 1992
Un an avant sa mort, j'ai enregistré Mamie Monique sur mon téléphone, trois après-midi de suite dans sa cuisine. Elle racontait les barrages, les traboules et les chansons de son père. Aujourd'hui Léa réclame « l'histoire de Mamie » avant de dormir. Elle ne l'a jamais connue, mais elle rit aux mêmes endroits que moi.
Traditions
Anne Martin, née Kervella, 1880–1960
Il faut
Faire tremper les pruneaux dans le rhum la veille. Mélanger la farine et le sucre, ajouter les œufs un par un, puis le lait petit à petit pour éviter les grumeaux. Laisser reposer la pâte une heure. Beurrer généreusement le plat, y verser la pâte, répartir les pruneaux et quelques noisettes de beurre. Cuire une heure à four chaud, jusqu'à ce que le dessus soit bien doré et un peu craquelé.
Anne le faisait sans pruneaux pendant la guerre, « parce que les pruneaux, c'était pour les enfants des autres ». Camille le fait aujourd'hui avec des abricots secs, et personne n'a encore osé lui dire que ce n'est pas un vrai far.
24❦
Les Martin sont inventés, mais le livre est bien réel : c'est ainsi que Treename rassemble les histoires que votre famille raconte de vive voix, avec l'arbre, la carte et les photos. Le vôtre sera fait de vos propres histoires.
25Le livre de la famille Martin · réalisé avec Treename · 2026
La famille et les dessins de cet exemple ont été imaginés pour la démonstration.
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